Denain, une ville abattue par la pauvreté
Source https://www.atd-quartmonde.fr
14% de la population active
denaisienne est touchée par le chômage.
Denain est la 3ème ville la plus pauvre de France.
Quelles sont les causes de cette déficience ? Et quelles sont les
solutions mises en place pour en sortir ?
Actuellement, plus de la moitié de la
population française se considère comme pauvre, en particulier les jeunes avec
un emploi instable. Pourtant, à l’heure actuelle, 14% de la population sont
réellement touchés par la pauvreté.
Celle-ci peut être définie par le seuil monétaire, la liste de biens et
services jugés nécessaires ou encore par le pouvoir d’achat. A Denain, près de Valenciennes, la pauvreté
rythme la vie des habitants. Depuis le déclin industriel des années 80, de
nombreuses usines ont fermés dans le nord de la France notamment Usinor qui
employait 10 000 personnes dont une majorité de denaisiens. Cette crise
économique a provoqué une vague de paupérisation dans cette ville de
20 000 habitants. Aujourd’hui, les conditions de vies y sont difficiles
« J’ai de fortes douleurs aux dents mais avec mes 850 euros mensuels et
mes 2 enfants que j’élève seule, ma santé n’est pas ma priorité » explique une
mère de famille touchant le RSA. Sa fille de 11 ans nous confie « mes
copines ne sont jamais venues chez moi car maman dit que la maison n’est pas
assez bien ». Habitant à 200 mètres de son école, elle rentre tous les
midis manger à la maison comme 90% de ses camarades par manque de budget.
D’ailleurs dans l’école de la ville 8 élèves sur 10 sont boursiers alors
lorsqu’en ce mardi après-midi une sortie au cinéma de Valenciennes est prévue
« C’est incroyable! » se
réjouit un écolier. Mais depuis quelques années plusieurs projets ont été mis en place afin
d’aider les habitants de Denain mais également d’autres français dans le même
cas. Par exemple, le plan anti-pauvre mis en place le 13 septembre 2016 par
Emmanuel Macron garantissant une garde facile des enfants des familles les plus
pauvres, des petits déjeuners dans les écoles des zones déshéritées avec un
déjeuner au prix de 1 euros à la cantine ou encore une obligation des jeunes à
se former jusqu’à 18 ans. La maire de
Denain Anne-Lise DUFOUR-TONINI a également mis en place une épicerie solidaire
permettent aux habitants de faire leurs courses pour moins cher mais encore une
collecte de verres usés au supermarché de la ville « une bouteille égale
un centime en bon d’achat, c’est toujours ça de gagné ! » révèle un
homme de 43 ans. La pauvreté reste toujours majeure dans cette ville, mais
grâce aux solutions mises en
place, elle ne peut que diminuer.
Maelys, Lily

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