Le plateau du Larzac : une marge en France ?
Le conflit du
plateau du Larzac en 1970 en France
Cette lutte
pacifique dû à une volonté politique a inclus différents partis en France à partir
de 1970.
L'Etat français a
menacé d'exproprier des territoires du plateau du Larzac afin d'agrandir le
camp militaire déjà présent. Ce qui a engendré un conflit d'usage avec les
paysans. Parmi les acteurs principaux impliquer dans la défense des paysans on
peut compter le syndicat agricole, la confédération paysanne, des élus locaux de gauche ( François
Mitterrand ) et de droite, les industriels ( fromage de roquefort ) agriculteurs mais aussi certains artistes. En
1970, c'est la fondation du mouvement “paysans-travailleurs” ( Bernard Lambert
) et en 1973 le GFA. La lutte a donc rassemblé les catholiques, les
syndicalistes, les écologistes dans des actions toujours pacifiques. De l'autre
côté, c'est à dire, les acteurs qui soutiennent ce projet d'extension, il y a
naturellement le gouvernement mais aussi le président, l'armée, le ministère et
les collectivités. Cette lutte était tout d'abord une cause nationale qui s'est
peu à peu transformer en bataille foncière puis en cause populaire ayant pour symbole
l'écologie, le régionalisme et le pacifisme. Ce qui vaudra au Larzac
l'appellation de “vitrine de la contestation”.
Une situation
géographique à valoriser
Le causse du
Larzac est un haut plateau calcaire français du sud du massif central qui s’étend
entre Millau ( Aveyron ) et Lodève ( Hérault ). Ce causse austère était destiné à l'élevage de brebis ainsi qu'à la
fabrication du fromage ( le Roquefort ). C'était un lieu de mémoire privilégié
avec principalement des terres, des fermes et un camps militaire qui sera
d'ailleurs entouré par un “cordon sanitaire” de 1020 hectares en 1977. Mais en
Octobre 1970 cet endroit bien tranquille a été perturbé par l'évocation, lors
du congrès de l'UDR ( parti gaulliste ), de la possible extension du camp
militaire installé depuis le début du siècle sur le plateau. C'est donc à
partir de ce moment que la lutte a commencé. Elle se terminera le 23 Août 1981,
jour où les Lazarciens ont fêté leur victoire.
Un conflit d'usage
marqué
Le noyau de ce
conflit est le fait que le gouvernement veut agrandir le camp militaire au
détriment des terres agricoles, de la nature que représente souvent la seule
source de richesse pour ses habitants. Il serait passé de 3000 à 17000 hectares
et répondrait aux attentes de quelques élus locaux. Son but aurait été de
renforcer et de compenser le déclin économique de la région et permettrait de
créer un nouveau terrain de manœuvre pour l'armée de terre.
Des réponses de
chaques côtés
L'opposition a
débuté par une Révolution silencieuse après l'annonce du ministère où les
agriculteurs ont fait le serment de ne jamais vendre leur domaine à l'armée et
ne jamais quitter leurs terres. Ensuite on voit se mettre en place une course
entre le gouvernement et les paysans, le but étant d'acheter avant l'autre le
plus de terrains possible d'où la création du GFA qui est là pour offrir une
chance financière au paysans de pouvoir rivaliser avec le gouvernement qui a
plus de moyens ainsi le GFA achète des terres et les louent à des agriculteurs.
En 1973, de nombreuses actions illégales se produisent dans le périmètre
d'extension du camp. La victoire de Mitterrand l'abandon du projet en 1981.
Cette lutte aura donc réussie à rassembler une communautée d'hommes et de
femmes dans le refus du capitalisme, de la course au armements, de la
destruction de l'environnement. Aujourd'hui célébré par la fête de la moisson
en Août.
Le
Cam Lou-Ann et Harel Carla
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